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Thème : Développement des activités économiques et valorisation des atouts des territoires ruraux

Adjointe au Directeur SCOT SUD GARD

Globalement les espaces agricoles sur le territoire du Sud du Gard sont plutôt qualifiés de territoires « rurbains » (savant mélange entre ruralité et urbanité), mais des espaces ruraux ponctuent aussi le Sud du Gard (notamment dans le Sommiérois et la Gardonnenque). Il est indéniable que des relations fortes existent entre les territoires ruraux et les territoires dits « rurbains », davantage qu’avec les territoires urbains, voire très urbains. Le Sud du territoire du S.CO.T. voit principalement des exploitations de grandes tailles à forts rendements qui sont dépendantes des aides de l’Union Européenne (PAC) et pose ainsi la question de la mutation des territoires agricoles. Le Nord, est un espace davantage voué à la diversification avec de petites structures qui dépendent plutôt des aides locales (départementales et régionales, notamment primes à l’arrachage,…).La présence de grands territoires agricoles variés et la reconnaissance de productions d’origine contrôlée et labellisée constituent une ressource que le S.CO.T. du Sud du Gard souhaite valoriser et pérenniser. Le Sud Gard, 7 grands territoires agricoles hiérarchisés :

Les territoires des Costières (au centre), de la Vistrenque et de la basse vallée du Rhôny (au centre-Est) et de la Gardonnenque (au Nord) : une forte potentialité agronomique, une vocation environnementale et agricole forte principalement due à la présences de réseaux d’irrigation.
Ce sont des terroirs dits « d’excellence » dont certaines activités (cultures fruitières, vignes,…). Globalement, plutôt une vocation maraîchère où tendra à se développer une agriculture raisonnée.
Le territoire du Sommiérois et de la vallée de la Courme (à l’Ouest) : une agriculture en lien étroit en termes paysagers et de gestion de l’eau (pratiques culturales le long du Vidourle), sur des structures parcellaires de petites tailles, familiales, favorisant le développement des circuits courts.

Le territoire de la Vaunage (au Nord-Ouest) : fortement exposé à la pression urbaine, il participe, par une agriculture périurbaine, au maintien de l’identité et la lisibilité des paysages.

Les terres humides de Petite Camargue et la Terre d’Argence (au Sud et Sud Est), le grenier du Sud Gard : terres fertiles, irriguées, à forts rendements composées de grandes structures parcellaires et d’exploitations compatibles avec une production affirmée, dite « de masse » : viticulture (A.O.C. Costières de Nîmes, Coteaux du Languedoc, Clairette de Bellegarde, Listel,…), arboriculture, (pêchers, abricotiers, pommiers) et les grandes cultures (céréales, riziculture, cultures de plein champ), saliculture, conchyliculture, élevages de taureaux (A.O.C.) et de chevaux,,…

Les territoires de garrigues, dont le bois de Lens (au Nord) : où se développent les pratiques agri-environnementales visant à réduire la vulnérabilité des massifs aux incendies.

Un développement s’opère autour d’exploitations ou structures « familiales » agricoles dites d’« agriculture raisonnée » ou « biologique ». Le Département du Gard a l’ambition de devenir 1er département de production sous label « Bio » ce qui va inévitablement poser la question du devenir des activités agricoles à forts rendements et leur possible mutation vers des cultures diversifiées, plus petites.