Agriculture, écologie et paysage
La politique agricole commune et le système d'aide n'encouragent malheureusement pas les agriculteurs à modifier leurs modes de production vers un système plus respectueux de la terre, des paysages et de la diversité faunistique et floristique. Par ailleurs, de nombreux agriculteurs ont des difficultés à maintenir l'équilibre financier de leur entreprise.
Un exemple venant de Suisse nous montre que l'on peut envisager l'agriculture autrement. Je vous invite vivement à aller sur le site de la confédération suisse : http://www.bafu.admin.ch/landschaft/00522/01649/01650/index.html?lang=fr
On peut s'inspirer de leur modèle, et profiter de leur expérience.
Je trouve intéressant:
- de mettre au point des projets par exploitation agricole prenant en compte la gestion des paysages et l'amélioration de la biodiversité locale.
- d'accompagner l'agriculteur dans sa démarche en mettant à sa disposition des experts (écologues, paysagistes, ingénieurs agronome...)
- de considérer les agriculteurs comme les garants du maintient de la qualité des paysages, et de les rémunérer pour ce travail (qui est d'intérêt général)
Car ce ne sont pas les néo-ruraux qui vont entretenir les chemins, les haies, les fossés etc...
En France nous avions le Contrat d'Agriculture Durable ou CAD, qui n'a apparemment pas marché. L'intention était bonne mais le contrat permettait de se faire financer le projet et ensuite il n'y avait plus rien, plus d'aide.
Le système suisse propose une prime touchée tous les ans pendant la durée du contrat, qui peut être renouvelé.
Ne devons nous pas véritablement payer un salaire aux agriculteurs qui signent un contrat de ce type. Impôts locaux et taxes sur les activités touristiques locales pourraient financer ces salaires. Ça me paraitrait honnête que, nous, touristes ou néo-ruraux, qui venons profiter d'un paysage, on paye son entretient, tout comme en ville on paye des services de propreté, etc.

