Comment coller aux nouvelles donnes économiques
Le métier de paysan-le mien- qui était le garant de l'occupation de quasiment tout l'espace rural est en pleine mutation. On peut en être désolé ,mais force est de constater qu'il est devenu quasi imposible de vivre en couple sur une exploitation de faible surface. Premiere solution, celle utilisée jusqu'à l'heure, l'agrandissement.Conséquence une disparition du nombres d'agriculteurs et la perte par cette profession de tout pouvoir politique (1 individu= 1 voix)et par la même perte de tout pouvoir décisionnel en particulier sur le nerf de la guerre:la détermination de la marge sur un produit fini revenant aux producteurs.Au lieux de partir d'un prix de revient plus marge bénéficiaire a ce producteur auquel on ajouterait les divers couts et marges d'intermédiaire et de la distribution pour obtenir le prix de vente on procède exactement à l'inverse et l'agriculteur doit se contenter de ce qui reste car personne en amont ne veux faire de sacrifices fort de leur pouvoir sur le politique (chantage à l'emploi en particulier) Que faire face à ce problème. Personnellement je pense que celà passera par "une révolution culturelle". L'agriculteur -sauf les grosses fermes de certaines régions- devra abandonné son statut d'indépendant pour devenir salarié d'un système qui pourrait bien être articulé autour de gros groupes coopératifs capables de peser sur chaque etape de l'élaboration d'un produit (de la production à la vente en produit fini). Il y aura en France la place d'un de ces groupes par grande région soit 5 ou 6.La dimension de ces groupes devra leur permettre de pouvoir etre cotés sur les seconds marchés boursiers. Face aux soucis de trésorerie en particuliers lors de successions-il est fini le temps ou tout revenait au seul même enfant restant sur l'exploitation- ces grands groupes pourraient devenir acquéreur de foncier pour pouvoir garder leur potentiel de production.
Que va devenir "la ruralité" dans tout celà ? La aussi il doit y avoir une "seconde révolution culturelle". Il nous faut nous paysan accepter la venue de nouveaux arrivants, pour permettre une nouvelle occupation de l'espace rural et pour permettre la création d'emploi sur place. Les services à la personne seront surement les fondations de la majorité de ses emplois.En effet on constate dans ma région en particulier, avec l'arrivée d'une autoroute à proximité, de nouvelles demandes de terrains à bâtir par exemple. Deux catégories de demandeurs. Des couples avec enfants déja biens installer dans la vie et qui souhaitent posseder une residence secondaire avec de l'espace autour d'eux et des cadres ayant jusqu'a l'heure vecus en ville et qui souhaitent passer leur retraite à la campagne, avec le minimum de services qu'ils ont toujours connus.L'arrivé de cette derniere catégorie devrait aussi entrainer le besoin de maison de retraite d'un type nouveau. A savoir des petites "sénioriales" qui permettraient à des personnes qui se sont connus précédemment (donc choix des co-résidents)de finir leur vie dans des petits pavillons contigus et de créer des emplois(groupe de pavillon pour 4 ou 5 couples).
Pour ce qui est de l'occupation de l'espace non consacrée pour des raisons économiques a la production agricole il serait peut-etre souhaitable de créer un nouveau volet à la PAC. A savoir de donner une aide supplémentaire aux agriculteurs qui gèlent leurs terre et qui acceptent de les mettre a la disposition de tout public , gratuitement pour des activités de plein air.
Mais tout cela passe par l'élaboration de cartes communales bien moins restrictives que celles pratiquées actuellement.(Je me réfaire a ce qui se passe sur ma commune de Bernede 32400).Des pretextes aussi futiles que ceux de dire qu'une ligne électrique existente n'est pas approprié, que tel terrain peut avoir une vocation viticole,alors que des centaines d'hectares de vignes ne trouvent pas preneur, que l'on doit regrouper les habitations-exactement tout le contraire de ce qui est rechercher par les éventuels accédent à la propriété qui ne souhaitent pas être isolés mais veulent de l'espace-ect ect. Chaque administration y va de son crédo. Un crédo qui peut changer d'un représentant à l'autre.
L'harmonisation de l'application des textes , tenant compte de l'evolution de la ruralité , sur l'ensemble du territoire me semble une priorité urgente.

