Naître, vivre et mourir en milieu rural
Les Alpes de haute Provence est un département situé à mi distance de la côte d'azur et des Alpes. Évidemment, il y a là des avantages et des inconvénients :
- les habitants du littoral viennent se ressourcer "à la campagne" , vont skier dans les Alpes et font vivre les locaux à hauteur de presque les 3/4 de leur revenus.
- les habitants sont liés à cette presque mono activité, ce qui veut dire qu'en cette période de crise, leurs revenus sont en nette baisse; et... rien d'autre !
- l'agriculture est en nette régression : pas de possibilité d'installation de jeunes agriculteurs, la pression foncière est trop forte ; la spéculation est un jeu local et les services comme la Safer n'y peut rien...
- l'atout des agriculteurs en place est d'avoir réagit il y a longtemps déjà en valorisant leur production. L'image de notre territoire est très bonne, les produits de qualité reconnue.
- LE POINT FAIBLE ET CRUCIAL est le maintien des jeunes au pays : pour étudier, il faut partir. Et l'attraction des villes nous les prend! Ceux qui restent sont ceux qui ne sont pas partis ... Donc pas formés.
- ce sont les urbains qui prennent les places qui demandent un bon niveau de formation; les jeunes partis reviennent peu.
- la plus grande ville du département - Manosque- détient aussi le record du taux de chômage en région !
QUE FAIRE ? GARDER AU PAYS SES JEUNES
assurer une formation en adéquation avec les activités locales (lycée et CFPPA de Carmejane - agriculture et tourisme adaptés)
être novateur dans les formations proposées (nouvelles normes dans le bâtiment, par ex. qui est secteur porteur ou environnementales -forestière...)
proposer aux jeunes et aux familles les services indispensables dont ils ont besoin pour rester : maternité, crèches, loisirs, internats, écoles supérieures, transports, tout ce qui fait que l'on n'a pas besoin de s'expatrier !
On peut encore naître ici, mais c'est plus loin, vivre est beaucoup plus difficile mais mourir, beaucoup viennent pour "ça" : les prix prohibitifs et l'air (encore) sain font que le taux de retraités est trop important dans l'ensemble de la région Paca. On a besoin de jeunesse, d'espoir, de familles et d'enfants bruyants...

