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Thème : Développement des activités économiques et valorisation des atouts des territoires ruraux

Préservons le commerce de proximité...

Les territoires ruraux sont depuis les années 1970 confrontés à un déclin du commerce de proximité. En effet, on ne compte plus le nombre de petites épiceries, boulangeries...etc... qui ont fermées dans les villages et petites villes. Aujourd'hui, on a eviron un village sur deux qui n'a plus aucun commerce: les petits villages du rural profond sont des lieux désertés, abandonnés où les lieux de vies et de rencontres sont quasi innexistants.
Il est indispensable, face à une population vieillissante qui a une mobilité réduite, de maintenir ces commerces qui font vivre les coeurs de nos villages.
Plusieurs raisons de maintenir ce type de commerce: la première est économique: on peut créer des emplois dans des villages qui n'ont quasiment pas d'entreprises, les commerces représentent des sources de revenus pour la municipalité ( avec la cotisation locale d'activité qui remplace la TP) et on peut permettre, par la présence de toutes les denrées de base, à des populations agées d'être encore autonomes. Ainsi, leur placement en maison de retraite peut-être retardé ce qui engendre une économie dans les coûts de leur prise en charge par la collectivité et les familles.
La deuxième raison est sociale: maintenir des commerces dans nos villages permet de faire vivre socialement un village. En effet, ils créent des lieux de rencontres voir même d'animations dans des territoires où les structures de loisirs et la présence des services publics font defauts. Ainsi, on évite le replis sur soi-même qui est un fait très observé, notamment chez les personnes âgées, dans les villages isolés qui ne disposent plus de lieux comme ceux-ci.
Après ce constat et l'explication de la nécéssité de maintenir le commerce de proximité dans les villages en milieux rural, montrons les causes de cette désertification auxquelles il faut remédier.
Une de ces principales causes est l'émergence de grandes surfaces commerciales à partir des années 1960. Certes, elles ont permis de booster la consommation dans toutes les catégories sociales mais d'un autre côté en vendant les même produits moins chers ( et de moins bonne qualité) que le commerce de proximité rural, elles lui ont fait concurrence, alors il a eu du mal à se maintenir. Il faut, comme celà a été initié( loi Royer), renforcer le contrôle de leurs implantations pour qu'elles ne nuisent pas aux petits commerces qui font vivre des villages. Il faut aussi, avant de donner une autorisation d'implantation, renforcer l'étude d'impact qui mesure l'impact négatif que peut avoir l'implantation d'une grande surface sur le commerce de proximité éxistant. Hélas,la loi de modernisation de l'économie de 2008 ne va pas en ce sens puisqu'elle n'oblige plus les surfaces inférieures à 1000 m carrés de demander une autorisation d'implantation délivrées par les commissions départementales ou nationales d'aménagement commercial. Il faut vraiment s'attaquer à cette prolifération trop importante de ces grandes surfaces(souvent présentes dans les chef lieux de canton qui sont les plus peulés) en milieux rural car si elles permettent aux populations mobiles et jeunes de s'approvisionner à moindre coût, elles privent d'accès aux denrées quotidiennes (pain,journal...) et aux lieux de rencontre des populations vieillissantes et moins mobiles habitant de petits villages.
Une autre cause est le vieillissement de la popultion et le manque d'attrait du rural profond: peu de jeunes sont alors présents dans les petits villages. Alors, peu de jeunes peuvent-être présents pour reprendre un commerce dont le propriétire part en retraite. Les candidats sont quasi innexistants du fait aussi du manque de perspective pour ce type de commerce lié à la première cause évoquée.
Ainsi, on voit bien qu'il faut une action des pouvoirs publics pour permettre un maintient et une installation de jeunes commerçantsdans nos villages.
Cette action pourrait consister à aider financièrement les jeunes commerçants qui créent ou reprennent un commerce dans les communes en manque de commerce. La commune et/ou le département (pillié de la cohésion sociale) pourraient faire des prêts à taux 0,donner des subventions ou prêter des locaux aux commerçants ou exonérer le commerce de taxe durant une certaine période... Ainsi, leur commerce devient viable économiquement et peut alors s'installer durablement dans la commune. Une mesure à peu près similaire à celle qui est réalisée par la région qui soutient les PME avec les pépinières d'entreprises ou ateliers relais pourrait se mettre en place...

Ces 2 solutions semblent-être une partie de la réponse à la désertification des territoires ruraux profonds qui ont besoin du maintient de commerces pour les faire vivre socialement et économiquement.