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Thème : Simplifier et améliorer le quotidien dans les territoires ruraux

uen ensemble de propositions pour développer la qualité des services

L’appui à l’organisation et au développement des services essentiels à la population sur les territoires ruraux est indispensable pour satisfaire un des trois piliers du développement rural (activité, réceptivité et habitabilité)
Cette politique d’appui doit pouvoir s’appuyer sur les expériences menées depuis plus de 20 ans dans les territoires ruraux avec l’appui de différents dispositifs publics expérimentaux successifs.
Cela doit passer notamment par la capitalisation des formes innovantes de services et sur le repérage des marges de manœuvre des territoires sur le sujet des services : diagnostic et évaluation, information, coordination, mutualisation, innovation TIC.
L’ADRETS et ses partenaires de terrain participent à ces innovations depuis 20 ans dans les Alpes avec notamment le soutien de la DIACT, des conseils régionaux et des collectivités locales.

L’ADRETS s’efforce de travailler activement avec d’autres réseaux nationaux qui travaillent sur ces thèmes : Mairie Conseil, APFP, UNADEL, CELAVAR, ETD, FQP, GREP, Fédération des Parcs, Créatif,

A partir de ces travaux et de la capitalisation des expériences passées, l’ADRETS peut formuler des propositions concrètes dans le cadre de ces assises :
1. Soutenir la création d’un centre de ressources et d’information en réseau sur les services pour les territoires ruraux afin de capitaliser et de diffuser les expériences positives d’innovation territoriales dans les différents domaines : transport, petite enfance, services publics marchands, emploi formation, économie, santé, TIC..)(l’ADRETS réalise ce travail soutenu par la DIACT massif alpin pour les régions de Provence Alpes Cote d’Azur et Rhône Alpes mais il est nécessaire d’élargir et de mutualiser ces travaux de capitalisation au niveau national.
2. Soutenir (financement de l’ingénierie) les démarches de diagnostic local des services avec participation des citoyens et des usagers et l’élaboration de schémas de services au public sur les territoires « bassin de vie » (Pays, Parc naturel, EPCI, SCOT..) : il existe déjà des expériences et de nombreuses initiatives dans ce sens.
3. Contractualiser avec les territoires de projet et les grands services publics pour offrir un socle minimum et coordonné de services essentiels à la vie quotidienne des populations dans le cadre d’un schéma territorial de services
4. Développer et soutenir les nouvelles formes de services mutualisés de proximité sur les territoire : Relais de services publics (ou équivalents), maisons médicales de santé, offre mutualisé de transport… Cela passe sans doute par la création d’un fond d’intervention mutualisé pour aider les collectivités locales dans la mise en œuvre de ces outils et par la mise à disposition d’un ingénierie d’aide au montage de ces structures polyvalentes.
5. Lancer une recherche pour faire une évaluation globale et transversale du coût des services sur les territoires, en intégrant les coûts internes à chaque service mais aussi les coûts externalisés sur d’autres structures (collectivités locales notamment) et les coûts indirects induits (coût de la non qualité, coût du non recours aux services, coûts écologiques et sécurité pour les déplacements). Cette recherche doit pouvoir s’appuyer sur des compétences universitaires externes à chacun des services, et prendre en compte la satisfaction des usagers, l’avis des élus locaux, des techniciens et des gestionnaires sur des territoires ruraux tests volontaires. L’évaluation doit permettre de mesurer l’efficacité réelle des politiques d’économie de gestion des principaux organismes de services (fermetures, spécialisation et concentration des services), les seuils de rentabilité et les alternatives possibles.